Tränkle Stefanie: Strafrechtsmediation in Deutschland und Frankreich

Den Gegenstand des Dissertationsprojektes bildet die Strafrechts-Mediation. Rechtssysteme, die mediative Verfahren ins Strafrecht integriert haben, stehen vor dem Problem der Bearbeitung eines aus der Justiz ausgekoppelten, aber dennoch von ihr abhängigen Verfahrens. Die Verfahrenslogik von Mediation erfolgt nach anderen professionellen Gesichtspunkten als ein traditionelles Strafverfahren, dazu gehört u.a. die Informalität, also das Fehlen starrer Prozeßregeln, die es dem Mediator erlauben, nach sozialpädagogischen Gesichtspunkten auf die Medianten einzugehen. Für die Strafrechts-Mediation bedeutet das, dass einander widersprechende Verfahrensweisen vereinbart werden müssen: die Informalität der Mediation muss anschlußfähig gemacht werden an die Formalität eines Strafverfahrens. Die Auslagerung des Verfahrens, das informelle Elemente ins Strafrecht einbringt, bringt für die Justiz das Problem der Wahrung der Kontrolle mit sich. Allerdings bringt Kontrolle das Problem mit sich, dass sich die mediative Verfahrenslogik nicht oder nur schwer entfalten kann. Mediation kann nur funktionieren, wenn sie ihre spezifischen Funktionsmechanismen anwenden kann - oder sie verkümmert zum bürokratischen Anhängsel. So stellt sich die Frage, wie ein informelles, nach sozialpädagogischen Gesichtspunkten operierendes Verfahren unter den Bedingungen eines förmlichen Strafverfahrens durchgeführt werden kann. Diese Fragestellung wird am Beispiel zweier Länder untersucht: in Deutschland anhand des „Täter-Opfer-Ausgleich“ und in Frankreich anhand der „médiation en matière pénale“, jeweils im Erwachsenen-Bereich.

Der theoretische Teil des Projekts nimmt eine rechtssoziologische Perspektive ein und diskutiert die Verfahrensprinzipien der Strafrechts-Mediation und die Chancen ihrer Realisierung. Im empirischen Teil des Projekts wird ausgehend von den theoretischen Überlegungen der Frage nachgegangen, ob die mediative Verfahrenslogik entfaltet werden kann oder den Verfahrenszwängen des formellen Strafverfahrens erliegt und wovon das empirisch abhängt.

Methodisch wird damit eine qualitative Vorgehensweise nahegelegt. Anhand ausgewählter deutscher und französischer Einrichtungen wird das Mediationsgeschehen untersucht. Im Zentrum stehen dabei Interaktionsanalysen: Auf der Grundlage von Mitschnitten authentischer Vor- und Ausgleichsgespräche in Deutschland und Frankreich werden die Interaktionsdynamiken untersucht. Ergänzend dazu werden Kontextanalysen durchgeführt, deren Datengrundlage in Experten-Interviers mit deutschen und französischen Mediatoren besteht sowie in Feldnotizen, statistischen Daten, Fallakten, Informationsbroschüren und Tätigkeitsberichten. Die auf der ersten empirischen Ebene gewonnenen Ergebnisse, die für jedes Land separat ausgewertet werden, werden auf einer zweiten Ebene zusammengeführt und verglichen.

Als übergeordneter methodischer Bezugsrahmen wird die Grounded Theory gewählt, genauer die strukturell-interaktionale Perspektive von Anselm Strauss und Juliet Corbin. Da mit den Analysetechniken der Grounded Theory die für (Mediations-)Gespräche konstitutive Sequentialität des Gesprochenen nicht erfaßt werden kann, wurde für den aus Gesprächsmitschnitten bestehenden Teil-Korpus eine eigene Auswertungsstrategie entwickelt, bei der die Grounded Theory um die Interpretationstechnik der Gesprächsanalyse ergänzt wird. Die Auswertung erfolgt EDV-gestützt mit der eigens für Grounded Theory-basierte Untersuchungen entwickelte Software Atlas/ti.
(Stand: Mai 2004)



Weiterführende Informationen unter http://www.iuscrim.mpg.de/forsch/krim/traenkle.html

Kontakt: s.traenkle@iuscrim.mpg.de


Version française


Le sujet de ce projet (thèse en sociologie) est la médiation pénale. Des systèmes judiciaires ayant intégré des procédures médiatives dans leur droit pénal sont confrontés au même problème, à savoir la gestion d'une procédure hors du cadre judicaire. La logique de la médiation se distingue de celle d'une procédure pénale traditionnelle ; elle se fonde sur une autre perspective professionnelle: essentiellement le caractère informel du déroulement des séances. Cette absence apparente de règles permet au médiateur de sortir de la logique judiciaire et de traiter les parties à la fois selon les règles du travail social et selon celles de la pédagogie. Il en résulte que la médiation pénale doit relier des logiques qui s'entrechoquent ; le caractère informel et pédagogique de la médiation doit être mis en accord avec la rigueur bureaucratique de la procédurale pénale. Une des conséquences d'un traitement extra-judiciaire de procédures pénales consiste dans l'introduction d'éléments informels qui mettent le système judiciaire devant la difficulté d'en conserver le contrôle. Plus une procédure est informelle, plus s'y introduisent d'éléments étrangers, plus elle est difficile à contrôler. La médiation en tant que procédure informelle met alors la justice devant un dilemme : D'une part, elle a besoin d'exercer du contrôle sur la médiation pour veiller sur les droits procéduraux de l'accusé, d'autre part, la médiation, pour réussir, a besoin d'un certain degré d'autonomie pour développer son mécanisme spécifique ; elle perdrait toute sa valeur si elle était réduite à un acte bureaucratique.

La partie théorique du projet adopte une perspective sociologique du droit, discutant les principes de la médiation dans le contexte du droit pénal. Dans la partie empirique du projet, la question se pose de savoir comment une procédure informelle et pédagogique peut être pratiquée dans les conditions d’une procédure pénale. Cette question de recherche est examinée prenant pour exemple la médiation pénale en Allemagne (Täter-Opfer-Ausgleich) et en France. Partant d’institutions françaises et allemandes choisies, la pratique de la médiation est examinée avec une méthodologie qualitative.
- des analyses d’interaction : Les dynamiques interactives entre auteur des faits, victime et médiateur sont analysées à la base d’enregistrements de séances de médiation.
- des analyses de contextes aident à éclairer les conditions de travail des médiateurs. Les données consistent en des entretiens d’experts avec des médiateurs, des statistiques, des rapports de travail et des notes de terrain.
Ces données sont d’abord analysées séparément pour chaque pays et ensuite comparées.

La méthode d'analyse d'Anselm Strauss (Strauss/Corbin 1996) semble être indiquée ; le but de l'analyse consistant dans la construction d'une “grounded theory” (une théori-sation ancrée). L'analyse sera effectuée à l'aide du logiciel Atlas Ti. La grounded theory ne permettant pas de prendre en compte la temporalité qui est un trait caractéristique important de données telles que les enregistrements de ces séances de médiation, une méthode spécifique a été dévéloppée pour cette analyse : on complétera la démarche par une analyse du discours.


Pour avoir plus d’information voir: http://www.iuscrim.mpg.de/forsch/krim/traenkle.html

contact: s.traenkle@iuscrim.mpg.de